Toutes les essences forestières procurent de véritables richesses, en bois d’œuvre, en énergie…utilisées par l’homme depuis des millénaires.

La forêt constitue également un gigantesque réservoir d’humidité, elle absorbe les poussières, fixe le gaz carbonique, elle porte en elle d’innombrables sources de médicaments.

Toutefois la forêt n’est renouvelable qu’en l’utilisant avec sagesse: L’ébéniste, le menuisier, le forestier … doivent participer à cette gestion subtile de ses ressources.

semis

Dans une forêt laissée à l’état naturel, les graines tombées par terre germent en donnant de jeunes pousses; mais le manque de lumière qui arrive au sol ne permet pas la croissance de ce semis.

Seul la chute d’un arbre adulte (chablis), créant une sorte de clairière, permettra aux jeunes arbres de se développer.

 

Certaines coupes, dites de régénération conservent sur la parcelle quelques sujets adultes qui vont ensemencer le sol, supprimant ainsi l’étape de plantation.

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A l’exception de rares massifs, la plupart de nos forêts sont cultivées.

On entend par ce terme qu’elles sont plantées puis entretenues régulièrement avant exploitation.

 

Les graines récoltées en forêts sur les plus beaux sujets sont semées en pépinières puis transplantées en foret.

 

Dans certains cas, des arbres adultes sont laissées sur la coupe et servent de semenciers, les semis est alors naturel et directement mis en place.

futaie

Le bois d’œuvre est utilisé en menuiserie ou en ébénisterie provient de forêts traitées en futaie.

Pour obtenir ces troncs les plus rectilignes possible, un entretien important est nécessaire :

– dégagement des plants ou des semis (en particulier des ronces) pendant les premières années; protection contre les animaux (cervidés, rongeurs).
– élagage des troncs : tronçonnage des branches basses pour éviter les nœuds dans le bois
– coupes d’éclaircies qui sélectionnent les sujets les plus beaux, évitent des arbres trop maigres et fragiles, la course vers la lumière tirants les arbres vers le haut.

coupe

Arrivés à maturité, les arbres sont abattus. Les troncs, débarrassés de leur branches, sont coupés à des longueurs bien définies, ils prennent alors l’appellation de grumes.

Ces grumes sont débardées et stockées en bord de route. Les troncs sont ensuite transportée vers les scieries par des camions spéciaux : les grumiers.

Les coupes peuvent être totales (dites à blanc); ou partielles, quelques arbres sont préservés, ils servent alors de semenciers.

En France, les propriétaires forestiers sont tenus de reboiser les terrains exploités (ce qui n’est pas le cas de nombreux autres pays, d’où un déforestation massive à l’échelle planétaire).

 

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Les bois originaires des zones équatoriales, sont importés massivement et ont remplacés la plupart des essences autochtones en menuiserie.

Leur dimension, leur résistance aux intempéries les imposent dnas de nombreux domaines de construction (sipo, ayours, ipé, iroko..)

De même une grande proportion de panneaux agglomérés, médium, provient également des forêts asiatiques, africaines, américaines…

L’exploitation de ces forêts primaires, sans soucis de reboisement, pose un véritable problème de pérennité des massifs forestiers.

Le remplacement de ces forêts à la richesse étonnante par des plantations monotones d’eucalyptus ne peut répondre qu’à un besoin industriel, mais ne laisse aucune place à toute autre considération…

 

En ébénisterie, des essences précieuses : ébène, palissandre…ont permis la réalisation de somptueux placages, et de marqueteries remarquables.

Bien qu’utilisées en très faible quantité, la rareté de ces essences et leur valeur marchande a entrainé des pratiques d’exploitation peu respectueuses de la survie de ces espèces.